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une petite poesie.....
Auteur : Colombine307 
97/144

Date :    07-09-2025 22:21:53


VANLIFE (1)

Vendre l'inutile, le futile,
Ne garder que l'essentiel.
Vider les armoires et les placards,
Donner aussi pour les sans-nids.

Laisser s'échapper les souvenirs,
Ces empreintes matérielles du passé,
Et peu à peu débarrasser, balayer,
Pour un retour à l'originel.

Les objets s'ennuient,
Sans emploi ni usage.
Je n'ai pas besoin de mille tracas :
Un espace d'amour me suffit.

Viens, conduisons notre van bohème,
Les routes seront nos valises,
Et sur la plage de nos itinérances,
La liberté attend nos rêves (2)
Auteur : Colombine307 
98/144

Date :    08-09-2025 22:12:49


Arbre de nuit

Sous la lune absente
Je converse avec les géants de la nuit,
Ces arbres qui remuent le noir de leur langage mystérieux
Ou bien
Habitent le silence nocturne.

Je devine au loin
Mon capitaine
Habité par le vent
A la proue de son navire couleur de crème
Blanc
Cassé
Fendu par l’écume du trait du jour naissant.

Auteur : Colombine307 
99/144

Date :    09-09-2025 21:53:44


Brise marine

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !
Auteur : Colombine307 
100/144

Date :    10-09-2025 19:03:01


Bel astre voyageur

À La Comète de 1861

Bel astre voyageur, hôte qui nous arrives
Des profondeurs du ciel et qu’on n’attendait pas,
Où vas-tu ? Quel dessein pousse vers nous tes pas ?
Toi qui vogues au large en cette mer sans rives,
Sur ta route, aussi loin que ton regard atteint,
N’as-tu vu comme ici que douleurs et misères ?
Dans ces mondes épars, dis ! avons-nous des frères ?
T’ont-ils chargé pour nous de leur salut lointain ?

Ah ! quand tu reviendras, peut-être de la terre
L’homme aura disparu. Du fond de ce séjour
Si son œil ne doit pas contempler ton retour,
Si ce globe épuisé s’est éteint solitaire,
Dans l’espace infini poursuivant ton chemin,
Du moins jette au passage, astre errant et rapide,
Un regard de pitié sur le théâtre vide
De tant de maux soufferts et du labeur humain.
Auteur : Colombine307 
101/144

Date :    11-09-2025 21:17:18


Le matin

Le voile du matin sur les monts se déploie.
Vois, un rayon naissant blanchit la vieille tour ;
Et déjà dans les cieux s'unit avec amour,
Ainsi que la gloire à la joie,
Le premier chant des bois aux premiers feux du jour.

Oui, souris à l'éclat dont le ciel se décore ! -
Tu verras, si demain le cercueil me dévore,
Un soleil aussi beau luire à ton désespoir,
Et les mêmes oiseaux chanter la même aurore,
Sur mon tombeau muet et noir !

Mais dans l'autre horizon l'âme alors est ravie.
L'avenir sans fin s'ouvre à l'être illimité.
Au matin de l'éternité
On se réveille de la vie,
Comme d'une nuit sombre ou d'un rêve agité.

Auteur : Colombine307 
102/144

Date :    12-09-2025 22:06:35


A Ulric G.

Ulric, nul oeil des mers n’a mesuré l’abîme,
Ni les hérons plongeurs, ni les vieux matelots.
Le soleil vient briser ses rayons sur leur cime,
Comme un soldat vaincu brise ses javelots.

Ainsi, nul oeil, Ulric, n’a pénétré les ondes
De tes douleurs sans borne, ange du ciel tombé.
Tu portes dans ta tête et dans ton coeur deux mondes,
Quand le soir, près de moi, tu vas triste et courbé.

Mais laisse-moi du moins regarder dans ton âme,
Comme un enfant craintif se penche sur les eaux ;
Toi si plein, front pâli sous des baisers de femme,
Moi si jeune, enviant ta blessure et tes maux.

Alfred de Musset
Auteur : Colombine307 
103/144

Date :    13-09-2025 22:28:04


Avant le déjeuner

Messe de Midi
Au chant du clocher
Les ombres s’enterrent.

Place de l’église
Trop de monde
À la terrasse des cafés.

Brune, blonde ou rousse
- Il les aime toutes
Le soiffard.
Auteur : Colombine307 
104/144

Date :    14-09-2025 19:11:31


Le Papillon

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses
S'enivrer de parfums, de lumières et d'azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles
Voilà du papillon le destin enchanté !
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

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